Prisonniers d'un jeu mortel, votre seul espoir de vous en sortir est de finir le jeu Sword Art Online. Seul hic : vous pouvez vraiment mourir.


A tire d'aile, à vol de fleur... [ Pv Kisho ]
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Hanae Leïlani
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Posté le : le Ven 19 Juin - 0:23
Éclosion de plumes,
Envol timide de pétales,
Le petit oiseau côtoie la bordure du monde, la fleur côtoie le ciel.


Euphorie. Divin nectar irriguant ses veines. Palpitant dans ses tempes au diapason de l’adrénaline qui l’électrisait. Destin glorieux que celui qui venait de la frapper, peut-être elle seule parmi cette mer de gens perdus,  larmoyants, enragés, et touchés de bien d’autres émotions néfastes. Tout ça la fleur le comprenait, elle souffrait pour eux, avec eux de leur funeste sort, mais les larmes qui étaient en train de sécher à cet instant sur son beau visage, n’avaient rien à voir avec la rage ou la crainte. Non, rien du tout. Mais cette joie, cette liberté la frappait avec une violence équivalente, si ce n’est supérieure.

La petite boule de poils blanche s’agita doucement dans ses bras, la reconnectant du même fait avec la réalité. Ce n’était vraiment  pas le moment de se laisser embarquer sur le ponton de Dame ivresse. Personne ne devait poser son regard fou de vengeance son sourire radieux, ni même sur son visage si tendre. N’importe qui d’attentif aurait pu se méprendre et prendre sa satisfaction comme une affiliation directe avec le projet de ce… Kibaya... ; Kabaya... Bref peu importe. Autours de l’oiseau florissait un parterre de détresse, de cris, plaintes, hurlements, pleurs…  Une douloureuse cacophonie accompagnée de son ballet hystérique.  On eut dit une colonie de fourmis surprise par un orage mortel. Ça grouillait, ça s’agitait vainement pour la plus grande partie de la marée humaine regroupée sur la place.  La joie céda place à l’angoisse, froide et implacable qui vint étreindre son cœur d’oiseau.

Les êtres humains l’effrayaient, en tout cas à cet instant. C’était tellement loin de ce monde pailleté, tant méprisé et pourtant… Un couinement fit écho à la crainte sourde, muette, qui enserrait son buste comme le plus étroit des corsets. La fleur pencha le regard vers le petit être au creux de ses bras. Sa longue chevelure pâle masqua son visage ainsi que le précieux fardeau qui se lovait dans ses bras. De ses lèvres tendres, elle murmura des mots apaisants, pour eux seuls, les coupant de la folie ambiante le temps d’un instant. Un instant, un seul, car un choc brisa la fragile sérénité qui les avait nimbé une seconde plus tôt.

La poupée fut projetée en avant, et resserra délicatement l’étreinte sur la créature contre son sein. Ses genoux heurtèrent durement la pierre mais elle ne soufra pas, pas physiquement du moins.  Elle resta à genoux, immobile, silencieuse, au milieu de cette place qui avait pris des airs de débandade absolue. La dame oiselle, la femme oiseau, resta un temps qui lui sembla interminable ainsi prostrée. Cela ne dura surement pas plus d’une minutes ou deux, mais ce fut déjà trop. Une main puissante la saisie par l’épaule, et la redressa  avec la facilité d’un vent sur la plume. Hanae ne vit rien de cette personne qui avait pris le temps de se pencher sur elle, de l’épauler, mais ça gorge se noua de reconnaissance. Il la poussa doucement vers les abords de la place, son buste large faisant rempart à la folie.  Rempart balayé par la névrose de l’homme. Un groupe se jeta dans leur direction, ils venaient de soi-disant repérer le Créateur.  Ils ne firent fit des êtres sur leur passage, devenant une ode à la bestialité gratuite. Acculé un homme, et il deviendra une chose sans nom, une chose pire qu’un animal.

Un gout amer se rependit comme un suc vénéneux entre les pétales de ses lèvres, et ne fit que s’accentuer lorsque la poupée pivota sur elle-même pour remercier l’aide dont elle avait fait les frais.  Mais nul ne fût la pour croiser son regard d’ambre, alors la frêle créature offrit un sourire radieux au ciel, et déposa délicatement son précieux chargement au sol, et l’observa s’étirer avec une affection sans limites,  océan de douceur, et vague d’amour. La petite créature s’assit dans un bâillement, puis plongea son regard teinté de glace, dans celui qui était désormais sa maîtresse. Un habile programme diront certains et ils seront dans le vrai. Mais pour la poupée qui n’avait que de vagues notions de codages, c’était avant tout bien plus qu’un amas de données, mais un compagnon.

Kin… Fox…., une appellation générale, mais qui ne lui convenait guère. C’était comme appeler son chat, « Chat », et son chien : «Chien ». Ridicule non ? Camélia regarda le renardeau  à la fourrure immaculée s’éveiller tout à fait, avant de partir pour une ruelle calme d’un pas dansant. Le petit oiseau débordait d’énergie. Elle avait passée l’après-midi, une fois la flânerie terminée, flânerie qui s’était terminée avec l’acquisition d’un masque de kitsune orné d’une corne incurvée sur le front. Il ne donnait aucun bonus, mais Camélia avait beaucoup ri de se déguiser en Kin Fox. Le reste, et ce jusqu’à ce qu’ils soient téléporté sur la grande place, elle le passa allongée dans l’herbe à faire connaissance avec le petit animal, à sentir l’herbe sous ses doigts, et l’odeur délicate de l’air. Des larmes, les plus douces qui soient, glissèrent sur son visage tendre, des perles de bonheur liquides.  Elle avait prié tous les dieux, anciens, nouveaux, existants ou non, pour que ce monde soit le sien.
La femme enfant appela son familier dans un rire, puis s’élança dans le dédale des rues.

« Myosotis ! Viens mon grand ! »

La boule de poils avait glapit en réponse, et s’élançât à sa suite. Un rire frais s’échappa du bouton délicat que formait ses lèvres et se répercuta sur les murs clairs des ruelles. Elle était en train d’ôter son masque quand cette étrange rencontre eut lieu. Camélia posa son regard rieur sur le petit renard blanc qui ne se laissait pas distancer, et ne vit que trop tard la silhouette qui entra dans sa vision périphérique. Elle voulut remettre son masque, s’arrêter en même temps et éviter le choc. Enchainement visiblement impossible car sa cheville s’accrocha à un pavais légèrement seyant, et si sa course de retrouva stopper net par un rude atterrissage sur les genoux, non loin de la silhouette qu’elle avait voulu éviter, le masque posé devant ses pieds. Camélia baissa la tête, une morsure sèche de ses lèvres dans la chair moelleuse de ses lèvres pour se punir de sa propre stupidité. Retenu et contrôle, elle le savait pourtant…

Le renardeau vint se lover contre son flanc et s’y allongea. Très féroce comme bestiole. Il ne faisait que respecter la volonté de sa maîtresse. Le rose avait teinté les joues de la poupée d’un voile écarlate, qui contrastait crûment avec la pâleur de sa chevelure pâle, un peu en bataille. Une herbe ou deux devait y traîner. Hanae tendit doucement ses doigts graciles vers le masque, et prit la parole d’une voix légèrement nouée.

« Je vous prie… de bien vouloir me pardonner pour mon manquement
élémentaire de prudence... et de bienséance… »


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Kisho
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Posté le : le Dim 21 Juin - 1:02
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Welcom on Sword Art Online

Mon avatar apparaît sur la place central. L’excitation est à son comble, je ne peux m'empêcher de trembler de joie. C'est impressionnant comme ce jeu est réaliste. L’immersion totale est vraiment une toute nouvelle manière de jouer. Le fait d'incarner son personnage est vraiment extraordinaire, le contrôler entièrement et le faire se mouvoir selon notre volonté est franchement incroyable. Un tel bijou technologique mérite des recherches considérables vue le potentiel qu'il représente ; tous les dérivés possibles et imaginables me font déjà tourner la tête !

L'envie de voir ce que ce jeu peut offrir me presse et je décide d'aller tout de suite voir à quoi ressemble le reste du monde qui s'étant au-delà des imposantes portes gardiennes. Les mobs qui entourent la ville de départ ne semblent pas difficile à vaincre, j'engage dont un combat … qui ne se déroule pas tout à fait comme prévu. Avoir quelques difficultés au départ en tant que classe de soutien pour prendre de l'expérience est quelque chose de courant, et mourir en début de jeu dans les MMOs est plus fréquent qu'on le croit. Mais je ne suis pas de l'avis des joueurs qui se disent ''tant pis, ce sera pour une prochaine fois''; j'ai une sorte de fierté acquise avec le club pour ces choses-là qui m'interdit de réagir comme ça. Je prends donc la décision de détaller jusqu'aux portes de la ville, où l'aggro ne m’atteint plus. C'est alors que des cloches sonnent, et une douce lumière m'entoure.

Je me retrouve téléporté sur la place. Les autres joueurs semblent avoir subi le même traitement. Sans doute l'annonce d'un évent de lancement ou quelque chose dans le genre. C'est assez courant lors des débuts d'un jeu. Mais l'allure que prend le ciel me fait vite déchanter. Un dôme rouge se forme, nous bloquant l'accès aux ruelles. Nous sommes donc tous pour le moment enfermés sur la place. Un MJ apparaît alors, et précise qu'il n'y a actuellement pas de boutons de déconnexion. Je ne m'en étais pas rendu compte, mais maintenant que je le vérifie, c'est vrai. Sans doute que tout le monde a été transporter ici pour qu'il annonce sa réparation imminente … mais le reste de son discourt est d'un tout autre acabit.  

La peur, voilà ce que fut ma première sensation. La peur, cette chose qui n'hésite pas à vous enlacer, à vous embrasser avec une telle rage qu'elle vous broie et vous étouffe, rendant impossible la raison et illogique la réflexion. Et sur cette place où l'annonce d'une mort certaine venait d'être faite, elle est omniprésente : elle se répercute de joueur en joueur, nourrissant ainsi la bête. Elle a une odeur que l'on peut sentir, et dans cette espace clos où personne ne parle – donnant à la place son requiem – ça en devient insoutenable. Seul le bruit des larmes cristallines heurtant le sol des condamnés trouble pour le moment le silence de mort dans lequel la place est plongée, comme si quelqu'un voulait rendre moqueur ce funeste événement.

Mais c'est également ces éclosions aqueuses qui me sortent de ma torpeur ; ces cris de détresse silencieux qui demandent de l'aide. Mais je ne peux pas leur en apporter ; pas encore. Pendant que la place est toujours plongée dans sa folie muette, je m'échappe de son emprise afin de me donner un moment de répit loin des auras influentes. Ce n'est que peu de temps après qu'elle commence à réagir, lorsque j'ai réussi à grimper sur un toit. De mon perchoir aspersoir clairement la folie naissante, et les lamentations hurlantes résonnent dans les rues, brisant ainsi le néant sonore. Tout est encore flou dans ma tête, la peur m'embrouille l'esprit. L'ivresse sanguinaire transportée par la foule se répand dans les rues comme une goutte d'eau provoque une onde sur un lit de rivière. Même si les plaintes de ces nouveaux prisonniers peuvent faire frémir plus d'une personne, ils sont pour moi une révélation. Je dois les protéger. Tous, si possible. Je commence à me détendre, je sens les traits de mon visage se relâcher et reprendre leur apparence normale.

Je descends de ma cachette improvisée plus serein. La peur commence à partir et ma logique à revenir. Tout d'abord, se protéger ; chercher de quoi se défendre et se soigner. Si une épée de base nous est fournit, le reste de notre équipement ne nous offre aucune protection. J'ai été bien trop imprudent de tenter un combat tout seul dans lequel j'ai bien faillit ... bien faillit … mourir. Ce mot me reste en travers de la gorge. Je le hais ! Je ne veux pas mourir, comme tout le monde ici ; et le seul moyen d'un arriver est de se serrer les coudes. Je dois trouver un compagnon de voyage, une fois que j'aurais trouvé mes équipements. Une personne avec qui voyager, si elle accepte …

Un rire se répercute sur les murs et je m’arrête pour déterminer sa provenance. Une petite boule de poils toute blanche passa juste devant moi depuis une ruelle tangente à la mienne, ce qui me fit avoir un petit mouvement de recul. C'est alors que j’entends un ''poc'', comme le bruit provoqué par un cailloux dans lequel on tape. Je me retourne vers la source de se bruit et je vois une fillette en train de tomber. Je m'élance pour essayer de la retenir, mais j'arrive trop tard et la petite est déjà à terre, son masque juste à mes pieds. La boule de poils que j'ai précédemment croisée est maintenant collée au flan de cette enfant et montre les crocs. Charmante affection, cette petite doit être une beast tamer et ce petit renard son familier. Je ne sais pas pourquoi, mais les voir tous les deux me fait sourire. Sans doute le fait de se dire qu'ils ne se quitteront pas et que la jeune enfant a quelqu'un … enfin quelque chose sur qui compter. Je me baisse histoire de ramasser le masque pour le lui tendre, mais ses petits doigts sont déjà dessus et elle ne semble pas vouloir que je le touche.

''Je vous prie… de bien vouloir me pardonner pour mon manquement élémentaire de prudence... et de bienséance…''

Je n'ai pas pu retenir un petit bruit interrogateur, avant qu'un petit rire ne s'échappe de ma bouche. Elle a dû recevoir une éducation des plus strictes pour tenir un tel discourt. En quelque sorte elle me rappelle un peu un ami, issu d'une strate sociale supérieure à la mienne, mais qui n'a pas hésité a devenir complice avec moi, à m'avoir tendu la main, malgré l'interdiction formel de ses parents de me fréquenter …Maintenant la situation est inversée.

Je tends ma main vers la petite pour l'aider à se relever, accompagnant mon geste d'un sourire franc et chaleureux.

''Allons allons, tu n'as pas besoin de t'excuser pour ça. Aller, vient, je vais t'aider à te relever. Ah, je m'appelle Kisho, enchanté !''
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Hanae Leïlani
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Posté le : le Dim 5 Juil - 21:50
La jeune fleur, liane diaphane aux circonvolutions délicates, qui jusque-là avait compté sur sa crinière pâle pour masquer les traits de son visage, le regard résolument posé sur son masque. Elle se mordit la lèvre de remord quand elle comprit que cette personne, quelle qu’elle soit la prenait pour une gosse. La douce fleur posa une main apaisante sur la tête de son renardeau et murmura doucement quelques mots à son attention, dans la langue de Molière, puis se redressa, avec le masque en main, et refusant l’aide de son interlocuteur.

« Merci pour votre aide »

D’un geste tranquille, l’oiseau voulu remettre son masque, et enfin pouvoir poser le regard sur l’homme qui lui faisait face, mais le hasard d’une bourrasque souleva ses mèches éthérées, révélant un visage qui n’était pas celui d’une enfant, de l’enfant pour qui elle aurait pu se faire passer. Ses yeux d’ambre s’accrochèrent dans les prunelles claires de son homologue. Un instant le temps se figea pour la fleur qui sentit son corps frémir. Elle n’eut pas à regarder longtemps pour glisser sur la finesse androgyne des traits de son interlocuteur. Il était jeune, plus qu’elle ne l’était du moins mais possédé cette grâce féminine qui séduisait tant les créateurs pour hommes en ce moment. Son regard glissa sur sa gorge fine, puis sur le lustre de sa chevelure. Une fois elle avait croisé un homme qui lui ressemblait étrangement, ça remontait à un peu moins d’une année, lors du défilé de printemps.

Pourtant le temps reprit aussi vite qu’il s’était figé pour la dame oiselle, qui n’avait pas besoin de plus d’une fraction de seconde pour capter un visage et un corps dans son ensemble. Pas dans le détails certes mais vue la situation, ce n’était pas vraiment important. Hanae rabattit d’un geste lent le masque sur son visage, inspira une fois puis tira l’épée de base qui était ceinte à sa taille, l’appuyant doucement le torse du garçon. Que faire ? Est-ce qu’il la connaissait ? Est-ce qu’il parlerait quand le cas où la précédente réponse était oui ? Est-ce qu’elle pouvait faire confiance au moindre inconnu qui se trouve au milieu de son chemin ? Protéger son identité avait-il autant d’importance que cela ? Est-ce que ce n’était pas un peu de sa faute à courir partout comme ça. Plus les questions défilaient dans sa tête, la narguant, la rendant vulnérable à son propre cerveau. et plus la lame, pourtant courte, lui sembla lourde et disgracieuse. La fleur poussa un soupir et baissa sa garde, remit le morceau de métal contre sa hanche, et jeta un ordre doux à son renardeau qui n’avait pas bronché depuis son intervention.

Elle s’écarta d’un pas fluide, effleura la tunique de gracile garçon de son épaule, mais n’ajouta pas un mot de plus, ni un regard. Le renard passa de l’autre côté de galant interlocuteur, effleurant au passage ses mollets mais ne fit rien de plus. L’oiseau et la bête, la fleur et l’enfant, ils ressemblaient à marcher côté à côte ainsi à deux courants d’air. La femme fleur esquissa un sourire derrière son masque en songeant à la tête que devait encore faire cet homme. Tant qu’il n’insistait pas et qu’il continuait sa route, tout irait bien.

Hanae se força à garder son pas léger et souple, mais tranquille, alors que le sang battait furieusement dans ses tempes. Elle n’avait pas le droit de se mettre en danger inutilement alors qu’elle avait enfin la possibilité d’éclore. Avec le temps dans ce monde ci, les joueurs finiraient tous surement par oublier son visage, elle en avait l’intime conviction. Mais pour l’heure mieux valait éviter de leurs rappeler concrètement des éléments de leurs vies réelles. Hors Camélia était un symbole pour beaucoup, une image que tout le monde croise au moins une fois dans le mois si il a une vie normale dans une ville normale, lors de sa sorties pour faire les courses, ou autre. La publicité était partout, alors que ce soit pour un parfum, ou telle marque de fringues, son visage, son corps s’affichait régulièrement.

La fleur avait avancé sur quelques mètres et commençait à se détendre, quand son familier, pour une raison étrange se figea, et tourna les talons pour rebrousser chemin. Une bestiole, ou simplement intrigué par ce joueur, ceci étant le résultat fut le même. Hanae se retourna d’un bloc et siffla son jeune familier. La bestiole se figea, hésita puis retourna en quelques bonds vers sa maitresse. La frêle fleur laissa son regard croiser celui du garçon, puis esquissa un signe de main, avant de repartir. Puis posa un doigt en travers des lèvres de son masque. Son renard rieur. Des mèches retombaient sur le front en porcelaine, et de loin on eut réellement dit que la demoiselle avait la tête rehaussée de petites oreilles blanches.

Repartir certes, mais sans savoir où elle allait. Il lui faudrait trouver un endroit ou se loger peut être. La femme enfant soupira doucement, en songeant qu’elle avait tout à découvrir, mais que les découvertes à faire n’étaient pas toutes ultra trépidantes. Elle secoua la tête avec un petit rire. Quoi que si en fait, tout pouvait être intéressant, il suffisait juste de savoir changer un peu de regard. Son pas s’allégea un peu plus, sa crinière ondula doucement dans son dos, et si l’envie de se retourner pour vérifier si le garçon était toujours à sa place, ou simplement partit, elle n’y céda pas. Un regard aurait pu l’inciter à croire, et à se méprendre, sur le fait que l’on pouvait lui parler. La jeune plante était bien décidée à trouver de quoi s’équiper, se nourrir et découvrir une auberge. Il fallait bien cela pour mettre de l’ordre dans son cerveau, et décider de la suite.


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